Paris renonce à l’expulsion d'Afghans

La cinquantaine d'Afghans enfermés dans le centre de rétention de Coquelles dans le Pas-de-Calais ne seront pas forcés de retourner dans leur pays d'origine. Les ministères français des affaires étrangères et de l'immigration ont renoncé à les renvoyer dans le cadre d'une opération organisée avec la Grande-Bretagne. Plusieurs associations de défense des droits des étrangers s'étaient élevées contre cette expulsion collective, la première depuis 2005.

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Face à la mobilisation associative, le gouvernement français, sollicité par les autorités britanniques, a décidé de renoncer au retour forcé des Afghans enfermés dans le centre de rétention administrative (CRA) de Coquelles dans le Calaisis. Le quai d'Orsay a pris les devants en annonçant, dès lundi 17 novembre en début d'après-midi, que les conditions n'étaient pas réunies pour ces expulsions collectives «notamment du fait de la situation en Afghanistan et au regard des critères habituellement utilisés par le HCR», le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Peu après, Brice Hortefeux a confirmé qu'un vol était prévu au départ de Londres mardi 18 novembre, mais que la France n'allait pas «donner suite à la proposition» britannique d'un retour conjoint vers Kaboul. Le communiqué officiel fait état d'une «difficulté juridique tenant au plan de vol» qui n'autoriserait pas la participation de la France à cette opération ainsi que des «conditions de sécurité» non réunies dans le pays de destination. Une certaine amertume émane néanmoins de la déclaration du ministère de l'immigration: «Les travaux des autorités françaises avec le HCR vont se poursuivre pour déterminer dans quelles conditions des Afghans présents illégalement en France et n'y étant pas admis au statut de réfugié pourront, le cas échéant, donner lieu à l'organisation de retours – volontaires ou non – dans leur pays, avec toutes les garanties de sécurité requises.» En tout état de cause, ce qui n'a pas été possible cette fois-ci pourrait l'être à l'avenir.

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