« Face aux flux migratoires, nous, les maires, sommes au pied du mur »

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Dans une tribune collective au Monde, des édiles de grandes villes s’alarment de la pénurie des moyens mis à leur disposition par l’État pour accueillir les migrants. Les maires de Bordeaux, Grenoble, Lille, Nantes, Rennes, Strasbourg et Toulouse appellent celui-ci à prendre ses responsabilités et à prévoir « un véritable plan d’accueil des migrants, qui réponde à leurs droits fondamentaux ».

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« Les flux migratoires, qui se sont renforcés ces dernières années en Europe, sont la conséquence de réalités internationales, avec ses crises humanitaires, géopolitiques, économiques, écologiques. L’année 2017 s’achève sur une hausse massive de la demande d’asile et l’arrivée des nouveaux arrivants met sous une extrême tension – particulièrement avec le début de la vague de froid – les politiques publiques et institutionnelles classiques. Dans une proportion jamais connue jusqu’alors, les dispositifs alloués à l’hébergement des demandeurs d’asile, pilotés par l’Etat, souvent avec l’appui de nos collectivités, sont en effet complètement saturés, et ce malgré l’augmentation régulière du nombre de places… L’évidence est là, sous nos yeux, dans nos rues, dans les foyers et les centres d’hébergement : il y a urgence.