20 ans de loi SRU: la mixité sociale en faillite

Par Héléna Berkaoui (Bondy Blog)

Cette semaine marque le 20e anniversaire de la loi SRU qui impose 20 % de logements sociaux aux communes. S’il faut saluer la survie de cette mesure, il s’avère impossible d’ignorer ses limites, flagrantes en pleine crise sanitaire et sociale. Alors qu’un volet « logement social » était initialement prévu dans le projet de loi « séparatisme », il a sauté.

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«Tant que l’offre dans les villes qui ont peu de logements sociaux n’augmentera pas, on ne supprimera pas les ghettos », soutenait Louis Besson, secrétaire d’État au logement, lors de l’examen de la loi SRU en 2000. Vingt ans plus tard, la ministre du logement, Emmanuelle Wargon, pose le même constat et fait la même promesse (dans une tribune publiée dans le JDD le 5 décembre) : « En finir avec les ghettos ! » Une envolée qui résonne comme un constat d’échec pour l’un des objectifs de cette loi : la mixité sociale.