L'affaire Pérol va rebondir à la Banque de France

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Si la nomination de François Pérol à la présidence des Caisses d'épargne et des Banques populaires risque de susciter une cascade de procédures au plan pénal, la voie d'un recours devant la juridiction administrative semblait fermée depuis que le collaborateur de Nicolas Sarkozy a démissionné de l'inspection des finances. Et pourtant non! Dans les prochains jours, le Comité des établissements de crédit (CECEI), qui dépend de la Banque de France, va devoir homologuer le nouveau banquier. Et s'il fait ce choix, qui ne coule pas de source, la décision pourrait être attaquée en justice. En bref, la situation juridique de M. Pérol devient de plus en plus difficile.

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C'est une affaire à rebondissements. Après avoir suscité controverses politiques, éthiques et juridiques, après avoir enflammé le Parlement ou poussé au bord de la crise de nerfs la Commission de déontologie de la fonction publique, l'affaire Pérol va bientôt troubler la sérénité de la Banque de France: elle doit donner dans le mois qui vient son homologation à la nomination de l'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée à la présidence de la Caisse nationale des caisses d'épargne et des Banques populaires.