Loi Macron: un bras de fer avec Hamon a fait capoter l'accord

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La mécanique de co-construction législative s'est grippée dans la dernière ligne droite des débats. La position de Benoît Hamon sur le travail du dimanche a été un des éléments déclencheurs. 

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« Il se fiche totalement que le gouvernement tombe », « il a une attitude irresponsable », « il fait de nouveau une erreur comme lorsqu'il s'est fait débarquer du gouvernement ». Ces propos au sujet de Benoît Hamon sont ceux des différents rapporteurs PS du projet de loi Macron. Après les 200 heures de débats, les nuits trop courtes, les compromis trouvés parfois à la virgule près, les députés qui travaillent depuis des mois pour écrire la « loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques » sont amers. À la place d'un vote sur ce texte, c'est sur une motion de censure déposée par l'UMP et l'UDI qu'ils s'expriment ce jeudi 18 février. En quelques jours à peine, l'image de l'édifice qu'ils avaient patiemment élaboré est considérablement ternie. Il s'agit désormais d'un passage en force du gouvernement contre sa majorité.