Des milliers de manifestants contre le gaz de schiste

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Ces manifestations s'inscrivaient dans le cadre de la journée internationale contre le « fracking ».

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Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi dans la Drôme et le Jura contre l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste, à l’occasion de la journée internationale contre le « fracking ». Cette mobilisation a aussi rassemblé quelques centaines d’opposants à Lille et Toulouse.

« Le gaz de schiste, on n’en veut pas, ni ici, ni ailleurs, ni aujourd’hui, ni demain » ou encore « Nos pâturages valent mieux que vos forages », scandaient à Montélimar les manifestants – 1 800 selon la police et 3 500 selon les organisateurs. Quelques manifestants étaient venus du village de Zurawlow (sud-est de la Pologne) et de Balcombe (sud de l’Angleterre), deux sites concernés par l’exploitation controversée du gaz de schiste.

Ces manifestations surviennent alors que le Conseil constitutionnel a validé le 11 octobre une loi de 2011 interdisant en France la fracturation hydraulique, technique utilisée pour exploiter les gaz et pétrole de schiste, adressant une fin de non-recevoir aux industriels. Mais, pour Alain Volle, porte-parole des collectifs, « l’avis du Conseil constitutionnel nous soulage mais nous restons opposés à l’article 2 de la loi Jacob qui permet l’expérimentation. La vraie question, ce n’est pas seulement le gaz de schiste, c’est l’énergie carbonée responsable du réchauffement climatique ».

Dans le cortège de la Drôme, figuraient plusieurs élus, ceints de l’écharpe tricolore, dont la députée européenne d’Europe Ecologie-Les Verts, Michèle Rivasi, et le maire de Villeneuve-de-Berg (Ardèche), Claude Pradal. Le 26 février 2011, une manifestation contre le gaz de schiste avait rassemblé sur cette commune plus de 10 000 personnes autour de José Bové.

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