Un droit de réponse de «La Provence»

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Nous publions ci-dessous le droit de réponse du journal La Provence représenté par son PDG Jean-Christophe Serfati, de Jean-Christophe Serfati lui-même, et du directeur éditorial, Franz-Olivier Giesbert, en réponse à un article du 21 novembre 2019 intitulé : « Marseille: «La Provence» a passé un pacte avec la candidate LR à la mairie ».

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Nous publions ci-dessous le droit de réponse du journal La Provence représenté par son PDG Jean-Christophe Serfati, de Jean-Christophe Serfati lui-même, et du directeur éditorial, Franz-Olivier Giesbert, en réponse à un article du 21 novembre 2019 intitulé : « Marseille: «La Provence» a passé un pacte avec la candidate LR à la mairie ». 

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Le Journal MEDIAPART accuse sans aucune précaution Le journal La Provence, aux termes de son article publié le 21.11.2019 sur son site d’information intitulé « Marseille : « La Provence » a passé un pacte avec la candidate LR à la mairie », de prendre parti en faveur de la candidate à la Mairie Martine VASSAL en contrepartie de l’allocation de subventions du Conseil Départemental dont cette candidate est par ailleurs la Présidente.

De telles assertions qui mettent en doute l’honnêteté du Journal, de ses dirigeants et de ses journalistes, induisent l’exercice d’un droit de réponse dans les conditions prévues par la Loi.

Il est rappelé, en tant que de besoin, que jamais La Provence ou l’un des membres de sa Direction n’a reçu une quelconque consigne de la part de Martine VASSAL tout autant que ni la Direction, ni La Provence, ni aucune autre personne, n’ont ordonné un traitement au bénéfice d’un(e) élu(e) ou d’un(e) candidat(e) à la Mairie de Marseille, ce qui serait contraire, faut-il le préciser, au minimum d’éthique indispensable à l’exercice du journalisme.  

Si l’action de Martine VASSAL fait l’objet d’un traitement régulier dans les pages de La Provence, c’est uniquement en raison des deux mandats qu’elle occupe, en qualité de Présidente de la Métropole Aix-Marseille-Provence et du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône.

Les compétences de ces deux institutions étant multiples et importantes, sur un territoire vaste, il est logique qu’elle soit sollicitée régulièrement pour s’exprimer sur les actions engagées et la politique menée.

Le site d’information MEDIAPART entend fonder sa thèse sur les supposées difficultés économiques du Journal.

Or les chiffres prétendument donnés par certaines organisations syndicales du Journal La Provence sur lesquels s’appuie MEDIAPART sont faux !

Pour information, La Provence est l’une des rares régies de France à comptabiliser un chiffre d’affaires identique à celui de l’année précédente alors la tendance, en France, est à une baisse de 5% pour l’année 2019 et ce, d’après Alliance, le Syndicat de la Presse Quotidienne.

Concernant le passage de l’article du 21.11.2019 suivant lequel « Selon nos information, La Provence qui a affiché un bénéfice de 4 millions d’euros en 2018 devrait au total enregistrer une perte de 2 à 3 millions d’euros pour 2019. C’est dire que le journal est depuis de longs mois sur une pente de plus en plus préoccupante. » (Sic), le journaliste de MEDIAPART semble confondre Excédent Brut d’Exploitation (EBE) et résultat net, valeurs comptables qui ne sont pas comparables.

D’autres rectifications méritent d’être effectuées :

  • A propos de Monsieur Jean-Christophe SERFATI, le Président-Directeur-Général au sujet duquel il est écrit qu’il ne « connait rien à la presse » alors qu’il a été le fondateur de « LOGICIMMO », puis Directeur Général la société de communication « SPIR » pendant plus de 5 ans et dont il est rappelé qu’il gère aujourd’hui le groupe La Provence dans son ensemble y compris la régie publicitaire et Corse Matin ;
  • A propos de Monsieur Fabian FRYDMAN, ancien salarié qui soi-disant aurait initié Monsieur SERFATI aux métiers de la Presse, alors qu’il avait été nommé provisoirement Directeur Général Adjoint en remplacement d’un salarié en maladie dont le domaine d’activités était les ressources humaines, le service technique et la Direction des Systèmes d’Information (DSI), cela un an après la nomination de Monsieur SERFATI ;
  • A propos des deux directeurs de la rédaction qui auraient été supposément « remerciés » pour avoir publié un gros dossier sur l’anniversaire du drame du 5 novembre 2018 qui s’est déroulé rue d’Aubagne, ainsi qu’une enquête sur le rapport de la chambre régionale des comptes sur la gestion de la Ville de Marseille : le Journal MEDIAPART omet de mentionner le fait que le nouveau directeur de la rédaction décrit par MEDIAPART comme « plus malléable » était le chef d’édition du Journal qui a piloté, y compris sur son temps de repos, tant le dossier sur le drame de la rue d’Aubagne que celui faisant suite à l’enquête de la Chambre Régionale des Comptes.

S’agissant plus particulièrement du propos principal de l’auteur de l’article du 21.11.2019 consistant à soutenir que le Journal La Provence percevrait des subventions allouées par le Conseil Département, sous-entendant ainsi au soutien de sa thèse principale que l’attribution de cet argent serait discrétionnaire, un tel propos est tout à fait inexact.

Les sommes versées au Journal La Provence par le Conseil Départemental sont toutes validées par des appels d’offres sur des évènements organisés par La Provence tels que Le « Tour de La Provence » ou encore « le Provençal » ou sont représentatives d’un achat d’espace pour promouvoir des manifestations ou des opérations initiées et soutenues par le Département.

Le Journal La Provence n’est d’ailleurs pas le seul média avec lequel le Conseil Départemental travaille.

Afin de remettre les choses en perspective, il convient de préciser que le Journal La Provence enregistre un Chiffre d’affaires d’environ 70 millions d’euros, ce qui signifie que les sommes perçues par le Conseil Départemental représenteraient donc moins de deux pour cent de ce chiffre.

Il s’agit donc de chiffres peu significatifs démontrant encore un peu plus le caractère déraisonnable des accusations qui sont portées à l’encontre du Journal La Provence et de ses responsables.

Par ailleurs, et concernant les financements publics du Journal La Provence, celui-ci ne reçoit aucune subvention « inattendue » provenant du secteur public, étant rappelé que La Provence a perçu le CICE sur les années 2014 et 2015, dispositif auquel est éligible cette entreprise au même titre que n’importe quelle autre.

Ainsi MEDIAPART affirme également que Monsieur Bernard TAPIE, actuel actionnaire majoritaire du journal La Provence, aurait bénéficié, pour l’achat du journal d’un financement d’une banque publique et ce, en ces termes : « Pour faire simple, au lendemain de l’arbitrage frauduleux, Bernard Tapie a donc pu s’acheter le quotidien régional grâce à de l'argent public, avec la bénédiction de François Hollande ; et peu après, une banque publique lui a accordé un préfinancement colossal pour lui faciliter les choses. » (Sic).

D’abord la Banque Publique d’Investissement (BPI) a refusé de financer La Provence dès l’entrée au capital de Monsieur Bernard TAPIE et il est ensuite constant que la BPI achète de la publicité à l’ensemble des groupes de presse, afin de bénéficier d’un plan média de plusieurs insertions à la fois PRINT et WEB. C’est également le cas de la Française Des Jeux (FDJ) qui utilise La Provence pour faire de la publicité sous la forme de publi-reportages.

Il nous apparaît en conclusion utile de rappeler la définition d’un Editorial.

Un Editorial consiste en une prise de position. Il n’est pas signé dans certains titres et engage alors la ligne Editoriale du Journal. Celui que MEDIAPART met en cause dans La Provence, pour justifier l’ensemble de sa thèse, est signé de son auteur, Monsieur GIESBERT et c’est alors entendu que c’est son propre point de vue et non celui de l’ensemble du titre qui y est porté.

Il convient de préciser que ce long éditorial de Monsieur GIESBERT soulignait aussi les qualités et les faiblesses d’autres élus que Martine VASSAL et Bruno GILLES.

Par ailleurs, il a souvent porté, dans cet éditorial ou dans d’autres des jugements positifs sur les actions de messieurs MELENCHON, PAYANT, adversaires de Madame VASSAL.

Le site d’information MEDIAPART ne retient que les extraits qui abondent dans le sens de sa thèse ce qui est en définitive peu surprenant compte-tenu de l’ensemble des points qui sont soulevés aux termes du présent droit de réponse exercé par le Journal La Provence.

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