En Seine-Saint-Denis, le centre rêve d'une banlieue bleu clair

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Pour la première fois depuis sa création en 1967, la Seine-Saint-Denis pourrait basculer à droite, sous l’impulsion du patron de l’UDI, le décrié député et maire de Drancy Jean-Christophe Lagarde. Certains dénoncent un « système », entre clientélisme, petits arrangements et grandes ambitions.

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« Vous voyez, il n’y a pas de gang ici ! » Stéphane Salini, les mains dans les poches, pointe la salle du menton. Il sourit, fier de sa démonstration. Sous les yeux de ce conseiller général, président du groupe UDI en Seine-Saint-Denis, une poignée de jeunes militants s’affairent pour décrocher les affiches de campagne et replier les dernières chaises qui ont rempli pendant trois heures l’espace culturel du Parc, dans le centre-ville de Drancy.