Contre «l’obsession sécuritaire», la fronde des chercheurs en sciences humaines

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Depuis les attentats de 2015, les chercheurs sont confrontés à des pressions de plus en plus fortes visant à les mettre à contribution dans la lutte contre le terrorisme et la radicalisation. Au CNRS, la signature d’un partenariat avec le renseignement militaire a déclenché la colère des universitaires. Une pétition a été adressée à la direction.

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Pressions, menaces sur le financement de leurs recherches, convocations par les services de renseignement, saisies de leurs données, voire de leurs ordinateurs… de plus en plus de chercheurs en sciences humaines sont confrontés à une surveillance et à un contrôle de leurs enquêtes. Si la question des rapports entre universitaires et autorités n’est pas neuve, le malaise est grandissant depuis les attentats de novembre 2015 au point qu’aujourd'hui, certains universitaires commencent à se mobiliser pour préserver leur indépendance et réclamer une meilleure protection de leur travail.