De Sandouville à Flins : sur les pas des déplacés de Renault

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C'est au prix d'un plan de départs volontaires et d'un dégroupage de la production que l'usine Renault de Sandouville a échappé à la fermeture en 2008. En attendant l'arrivée de l'utilitaire Trafic en 2014, les salariés subissent le chômage partiel. Certains ont choisi de partir pour s'en sortir, au prix de leur confort et de leur vie de famille. Reportage.

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Depuis le début de l'été, l’usine Renault de Sandouville est à nouveau silencieuse. Le vent de septembre balaie les allées désertes et vient s’écraser sur les portes closes du grand bâtiment blanc. Une fois de plus, les ouvriers ont été mis à l’arrêt : chômage technique jusqu’au 24 septembre. Des vacances forcées, symptomatiques des difficultés rencontrées par le site depuis des années. L’histoire qui se répète. Depuis cinq ans, les salariés de “Sandou” cumulent les jours chômés : près de 220 en cinq ans, selon les calculs effectués par Nicolas Guermonprez, le secrétaire général de la CGT à Sandouville.