Primaire de droite: la Guadeloupe a voté samedi, au-delà de l’enjeu national

Par Amandine Ascensio

En Guadeloupe, la primaire de la droite et du centre n’aura pas résonné avec la même intensité qu’en métropole. Entre une campagne complexe et un contexte local difficile, le doute pèse sur l’intensité de la mobilisation des électeurs, dans cette société pourtant très politisée.  

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Il est 8 heures en Guadeloupe, et il fait déjà chaud ce 19 novembre 2016, alors que les 44 bureaux de vote pour la primaire de la droite et du centre ouvrent dans l’archipel. Dans l’un des deux bureaux de la commune du Gosier, on se salue, on s’embrasse, on se donne des nouvelles de la famille, qu’elle soit en France hexagonale ou qu’elle habite à côté. On s’encourage aussi : « Vote bien ! » Ceux qui glissent leur enveloppe beige dans l’urne sont pour la plupart des métropolitains, venus s’installer dans la douceur antillaise il y a 15, 20 ou 40 ans, déjà. Ils sont de droite, pas forcément affiliés à un parti, mais déterminés à faire tomber le pouvoir des mains de la gauche.