«La Voix du Nord» et «Le Télégramme» refusent d’obtempérer à la «convocation» de Macron

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Pour des raisons déontologiques, les deux journaux régionaux ont refusé de prendre sous la dictée l’entretien qu’Emmanuel Macron a organisé avec l’ensemble de la presse régionale. L’opération de communication ratée de l’Élysée est la dernière illustration en date du mépris que le chef de l’État ne cesse de manifester à l’encontre du droit de savoir des citoyens.

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C’est peu dire que sous le Second Empire, la presse a été malmenée. Achetés et revendus par les obligés de Napoléon III comme de banales marchandises, perpétuellement soumis aux caprices de l’empereur, tous les journaux ont alors traversé une période particulièrement sombre, que l’avocat républicain Jules Favre (1809-1880) avait résumée en 1862 d’une formule moqueuse : « En France, il n’y a qu’un journaliste, et ce journaliste c’est l’empereur. »