Mosquée de Poitiers: face aux juges, les militants identitaires se défilent

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Cinq ans après avoir envahi le chantier de la mosquée de Poitiers, cinq militants de Génération identitaire comparaissaient, vendredi, devant le tribunal correctionnel pour « provocation à la haine raciale ou religieuse ». Seul à la barre, Damien Rieu a gardé le silence tout au long de l’audience.

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Poitiers, de notre envoyé spécial.-  « Nous devons être considérés comme des lanceurs d’alertes ! », ose Arnaud Delrieux, vendredi 20 octobre, à la barre du tribunal correctionnel de Poitiers. L’« alerte », comme l’appelle le président de Génération identitaire, a été donnée cinq ans plus tôt depuis le toit de la mosquée de Poitiers. Au petit matin du 20 octobre 2012, plus de 70 militants avaient investi l’édifice en chantier six heures durant et l’avaient paré de banderoles aux messages explicites : « Construction de mosquées, immigration, référendum ! », « Souviens-toi de Charles Martel » ou simplement « 732 ». Une référence à la date supposée de la bataille de Poitiers, qui aurait vu les troupes omeyyades refoulées par le chef franc, mais dont la réalité historique fait débat parmi les historiens.