Les migrantes victimes de violences connaissent peu leurs droits

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Lorsqu’une femme étrangère subit des violences physiques ou psychologiques, elle doit affronter de nombreux obstacles juridiques et institutionnels pour faire valoir ses droits. Rencontre avec celles et ceux qui témoignent de ces difficultés.

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La structure colorée illumine les bâtiments grisâtres de Saint-Denis. À l’intérieur, une dizaine de femmes défilent dans la salle d’attente, parfois accompagnées d’un conjoint ou bien de quelques valises. « Elles sont entre 50 et 70 à se présenter chaque jour à la Maison des femmes », indique Emmanuelle Bomba, juriste bénévole. Fondée par l’obstétricienne Ghada Hatem en 2016, cette association accompagne les femmes victimes de violences. Parmi celles qui franchissent le portail métallique sécurisé, nombreuses sont étrangères.