Deux ans après le discours du Bourget : le vide du pouvoir

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Que reste-t-il de ce pouvoir, deux ans après le discours du Bourget du candidat socialiste François Hollande ? Rien. Pour le comprendre, il faut lire Gombrowicz ou Pasolini. Évoquant des politiques devenus des masques, le cinéaste italien concluait : « Si on les enlevait, on ne trouverait même pas un tas d’os ou de cendres : ce serait le rien, le vide. »

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Depuis l’affaire Lewinsky et jusqu’aux bungas bungas de Berlusconi, sans oublier le paroxysme de la dévoration médiatique que fut le « perp walk » de DSK à New York, l’homme public n’en finit pas de chuter dans la sphère privée. On a beau invoquer les frontières légales entre public et privé, elles sont régulièrement emportées par la vague d’un scandale ou la révélation d’une liaison, à l’occasion d’un tweet, d’une confidence ou d’une photo volée…