Dans les quartiers, les paris sportifs font des ravages

Par Latifa Oulkhouir (Bondy Blog)

Autorisés en 2010, les paris sportifs en ligne font désormais partie du quotidien des quartiers populaires. Mais le développement de comportements addictifs inquiète, encouragés par des publicités ciblées et des partenariats bien choisis.

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Dans les rues et les couloirs du métro, une affiche représente un jeune métis, coupe afro, qui brandit un drapeau, le buste à l’extérieur de la voiture qu’il conduit. La scène rappelle les célébrations auxquelles on peut assister les soirs de victoire sportive dans certains quartiers populaires. Sur les réseaux sociaux, le mot-dièse #BetclicKhalass (#BetclicPaie en arabe dialectal) accompagne une publication qui invite les internautes à tweeter pour gagner des « freebets » (des paris gratuits). Tandis que Winamax fait campagne autour du « roi du quartier », Parions Sport a conclu un partenariat avec le rappeur Hatik… Bref, les sites de paris sportifs tiennent leur cible et ne la lâchent pas : les jeunes de quartiers.