Le gouvernement piégé par son illusion d'un “hub financier” à Paris

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Malgré le tapis rouge déployé par le premier ministre Édouard Philippe, le secteur financier continue de préférer Francfort à Paris pour son redéploiement à la suite du Brexit. La France n'a pas dit son dernier mot, mais cette concurrence pour s'arracher les oripeaux de la City pourrait vite se révéler être une illusion. 

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Le 7 juillet dernier, le premier ministre Édouard Philippe avait déroulé le tapis rouge pour le secteur financier. Finie l’extension aux opérations intra-quotidiennes de la taxe française sur les transactions financières (TTF) dont la version européenne est, du reste, suspendue sine die pour cause de Brexit à l’initiative du gouvernement français. Finie la tranche la plus élevé de la taxe sur les salaires dont s’acquittent aujourd’hui les banques. Finie l’intégration des primes et bonus dans les indemnités de licenciement. Désormais, le gouvernement envisage de créer une chambre spéciale à la cour d’appel de Paris pour traiter en anglais les affaires de droit anglais et de développer les services aux expatriés, notamment les lycées internationaux. Le week-end précédent, Bruno Le Maire, le ministre de l’économie et des finances, s’était mué, à New York, en « Hermès » d’Emmanuel Macron pour séduire les grands groupes financiers des États-Unis.