Thierry Najman pour une psychiatrie ouverte

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Psychiatre et chef de pôle à l'hôpital de Moisselles, en banlieue parisienne, Thierry Najman prouve, chiffres et études à l'appui, qu'un service de psychiatrie soigne moins bien quand il ferme ses portes et multiplie les contraintes sur les patients. Le sécuritaire ne garantit pas la sécurité.

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C'est un constat important, puisqu'il émane d'un médecin, chef de pôle de psychiatrie dans un hôpital de la région parisienne. Thierry Najman, auteur de Lieu d'asile, manifeste pour une autre psychiatrie, travaille à Moisselles. Il coordonne une équipe d'environ 80 professionnels et ensemble, ils ont choisi de laisser ouvertes les portes de l'unité accueillant les patients à temps complet. Une décision qui va à contre-courant du mouvement à l'œuvre dans la majorité des hôpitaux publics, où les entraves aux libertés, les carcans, la contention, sont en augmentation constante depuis 30 ans, appuyés par des lois qui élargissent toujours davantage le champ de la contrainte.