Le ministère de l'Intérieur sucre l'Ardoise

Michèle Alliot-Marie décide de suspendre l’expérimentation du logiciel de police controversé. Satisfaction des syndicats et des associations. Histoire d’une précipitation d’un ministère qui avait oublié un peu vite la loi...

La lecture des articles est réservée aux abonné·es. Se connecter

Une semaine, pas plus. Et Michèle Alliot-Marie a tranché. Enfin, suspendu. Le nouveau logiciel Ardoise d’aide à la procédure policière n’entrera pas en vigueur. Du moins, pas dans sa forme actuelle. Le logiciel avait suscité la semaine dernière colère et émoi de plusieurs associations et syndicats, suite à la révélation de la présence d’un menu déroulant bien indiscret. Ainsi, le policier en charge d’une enquête avait le choix, entre autres, dans la rubrique «état de la personne», de faire mention de petits détails comme «sans domicile fixe», «permanent syndical», «membre d’une secte», «homosexuel», «travesti», «transsexuel», «handicapé», «alcoolique» ou encore «membre d'une association». Et ce, pour toute personne entendue dans une affaire, suspects, victimes et témoins compris. Colère des associations, pour qui le risque discriminatoire était patent. Depuis hier, c’est officiel : l’expérimentation d’Ardoise est suspendue, par décision de la ministre.

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là

Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

Voir la Une du Journal