Sécurité au travail: les sous-traitants sont les oubliés d'une réforme a minima

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Le projet de loi sur le dialogue social, présenté le 22 avril, maintient le flou sur la capacité qu’auront les élus CHSCT (comité hygiène, sécurité et conditions de travail) de peser véritablement dans les entreprises. C'est déjà ce que vivent les salariés de la sous-traitance, un secteur qui concentre une bonne part des risques, des accidents et des décès.

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Veiller à la sécurité et la santé des personnels, sans se soucier de savoir si cela est bon ou pas pour la rentabilité de l’entreprise. La création des CHSCT (comité hygiène, sécurité et conditions de travail) en 1982 répondait à cette exigence (voir notre émission ici avec Jean Auroux). Mais leur mise en place a également coïncidé avec l’explosion de la sous-traitance, les entreprises ayant pris le pli d’externaliser tout ce qui n’était pas leur « cœur de métier ».