Alstom, ce dossier qu’Emmanuel Macron voudrait tant effacer de son bilan

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Le dossier Alstom a tout pour devenir une affaire d’État. Jeudi, le parquet national financier a été saisi suite au signalement du député Olivier Marleix sur la vente du groupe français à General Electric. Lundi, Anticor a annoncé avoir déposé plainte pour corruption et détournement de fonds publics. Le président, qui fut un acteur décisif dans ce dossier, met tout en œuvre pour le faire oublier.

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C’est un passé qui ne passe pas. Au fil des révélations, le dossier Alstom a même tout pour se transformer en affaire d’État. Loin de disparaître dans les brumes du passé, comme pouvaient l’espérer nombre de protagonistes, l’histoire de cette vente d’un fleuron industriel stratégique au géant américain General Electric (GE) ne cesse de prendre de l’ampleur au fur et à mesure que les faits, les témoignages s’empilent. Tout y est : la corruption, les mensonges et les manipulations, l’utilisation de la justice américaine pour faire plier les pouvoirs français, les fausses promesses et les habillages du gouvernement français pour masquer ses renoncements, la destruction d’une industrie stratégique, les milliers de suppressions d’emplois.