Dossier: l'affaire Alstom

C'était un des plus grands conglomérats industriels français, présent dans l'énergie, le nucléaire, le ferroviaire, les transports. En 2015, il a été démantelé. L'américain GE a pris le contrôle des activités énergie , au terme de manœuvres obscures et menace désormais de les liquider. Son avenir n'est plus assuré. Tout s'est fait avec l'assentiment du gouvernement français et notamment d'Emmanuel Macron.

Alstom, ce dossier qu’Emmanuel Macron voudrait tant effacer de son bilan

Par
Emmanuel Macron le 22 juillet 2019. © Reuters Emmanuel Macron le 22 juillet 2019. © Reuters

Le dossier Alstom a tout pour devenir une affaire d’État. Jeudi, le parquet national financier a été saisi suite au signalement du député Olivier Marleix sur la vente du groupe français à General Electric. Lundi, Anticor a annoncé avoir déposé plainte pour corruption et détournement de fonds publics. Le président, qui fut un acteur décisif dans ce dossier, met tout en œuvre pour le faire oublier.

De General Electric à Bouygues, le douteux transfert de Clara Gaymard

Par

Depuis qu’elle a quitté General Electric, où elle a joué un rôle actif lors du rachat d’Alstom, Clara Gaymard s’est lancée dans la finance privée. Seulement, GE l’a encore rémunérée en 2017, contre des conseils. Et Bouygues, principal actionnaire d’Alstom, a décidé de soutenir sa reconversion en la nommant à son conseil et en finançant son fonds. Au mépris de toute déontologie.

Comment la politique financière de General Electric affaiblit Belfort

Par Guillaume Clerc (Factuel.info)

Une politique financière « destructrice ». Un audit financier de Secafi sur l’activité des turbines à gaz à Belfort révèle le coût des choix du groupe américain, plus préoccupé de satisfaire ses actionnaires que de faire de l’industrie. Réorganisations en cascade, prix de transfert opaques, sous-investissement… tout est en place pour siphonner Belfort.

Alstom: le document qui prouve que GE n’a pas tenu ses engagements

Par Guillaume Clerc (Factuel.info)
Jeff Immelt, PDG de GE, et Clara Gaymard, présidente de GE France, à l’Élysée le 20 juin 2014. © Reuters Jeff Immelt, PDG de GE, et Clara Gaymard, présidente de GE France, à l’Élysée le 20 juin 2014. © Reuters

En novembre 2014, le gouvernement français et General Electric signaient un accord censé encadrer les conditions de reprise d’Alstom et son futur en France. Trois ans après, aucun des engagements pris par le groupe américain n’a été tenu. Les 1 000 emplois promis n’ont pas été créés. Le site de Belfort est menacé.

Les non-dits d’Emmanuel Macron dans l’affaire Alstom

Par
Emmanuel Macron, 15 mars 2018. © Reuters Emmanuel Macron, 15 mars 2018. © Reuters

C’était un rapport qui devait rester inconnu du grand public, avant que la commission d’enquête parlementaire sur Alstom ne découvre son existence. À l’automne 2012, Emmanuel Macron, alors secrétaire général adjoint de l’Élysée, a commandé – sans en parler au ministre – un examen des scénarios visant à faciliter le désengagement de Bouygues dans Alstom. Dès cette date, le démantèlement du groupe industriel est à l’étude. Quel rôle a joué Emmanuel Macron dans cette affaire ? A-t-il défendu les intérêts de Bouygues ou ceux de l’État ?

Vente d'Alstom: l'enjeu caché de la corruption

Par et
Patrick Kron, pd-g d'Alstom depuis 2003. © Reuters Patrick Kron, pd-g d'Alstom depuis 2003. © Reuters

Le 23 avril, le jour où Alstom et General Electric scellaient leur accord, un ancien haut dirigeant du groupe français était arrêté, dans les îles Vierges américaines, dans le cadre d'une vaste affaire de corruption. D'après une enquête de Mediapart, les poursuites de la justice américaine ne sont pas sans lien avec la précipitation et l'opacité entourant le démantèlement d'Alstom.

A Belfort, l'immense colère des salariés de General Electric

Par Guillaume Clerc (Factuel.info)
La turbine à gaz 9HA.02, la plus puissante au monde, produite à Belfort, sortie lors de la manifestation du 21 mai. © GC La turbine à gaz 9HA.02, la plus puissante au monde, produite à Belfort, sortie lors de la manifestation du 21 mai. © GC

Encore sous le choc de l’annonce de la suppression de plus de 1 000 postes, essentiellement dans l’activité gaz de General Electric à Belfort, les syndicats démontent l’argumentaire fallacieux de Bruno Le Maire pour justifier le plan social.

Le parquet de Paris est saisi de l'affaire Alstom

Par
Emmanuel Macron, alors ministre de l'économie, et Patrick Kron, alors pdg d'Alstom en 2015 Emmanuel Macron, alors ministre de l'économie, et Patrick Kron, alors pdg d'Alstom en 2015

Olivier Marleix, ancien président de la commission parlementaire sur les décisions de l’État en matière de politique industrielle, a saisi le parquet de Paris sur l’affaire Alstom. Le député LR s’interroge sur les conditions de vente qui ont abouti au démantèlement du groupe industriel. Emmanuel Macron, ministre de l’économie à l’époque, est clairement visé.

Alstom: Emmanuel Macron rattrapé par son passé

Par

La Commission européenne a mis son veto au rapprochement avec Siemens au nom de la concurrence. General Electric, qui a repris les activités énergie du groupe au temps où Emmanuel Macron était secrétaire général adjoint de l’Élysée, ne peut tenir ses engagements et s’apprête à tout restructurer.

En réponse au plan social, les salariés de General Electric à Belfort prônent la réindustrialisation

Par Guillaume Clerc (Factuel.info)

General Electric, repreneur de la branche énergie d’Alstom en 2015, a annoncé mardi la suppression de 1 044 postes en France. Un plan social inévitable, pour Bercy. Les syndicats assurent pourtant que le site de Belfort a tout pour se réinventer un destin industriel.

Alstom-Siemens: un projet de fusion qui prend des allures de liquidation

Par
Dans l'usine Alstom de Reichshoffen (Bas-Rhin), en décembre 2016. © Reuters Dans l'usine Alstom de Reichshoffen (Bas-Rhin), en décembre 2016. © Reuters

Le comité central d’entreprise d’Alstom devrait rendre ce jeudi 15 février un avis défavorable à la fusion avec Siemens. Le grand « Airbus du ferroviaire » ressemble de plus en plus à une absorption pure et simple du groupe français par son concurrent allemand, avec dépeçage industriel à la clé. Seuls gagnants : les actionnaires.

Alstom-Siemens: les actionnaires pensent d’abord à se servir

Par
Le PDG de Siemens et celui d'Alstom lors de l'annonce de la fusion en septembre 2017. © Alstom Le PDG de Siemens et celui d'Alstom lors de l'annonce de la fusion en septembre 2017. © Alstom

Réunis en assemblée générale pour se prononcer sur l’intérêt d’une fusion entre Alstom et Siemens, les actionnaires ont surtout veillé à défendre les leurs, alors que Bruxelles a décidé d’ouvrir une enquête approfondie sur cette opération.

Macron rattrapé par son bilan à Bercy

Par

Alstom à Belfort, mais aussi Ecopla en Isère… L’ancien ministre de l’économie, qui a lancé son mouvement en vue de la présidentielle et aimerait parler d’autre chose que d’économie, est pour l’instant contraint de rendre des comptes sur son action à Bercy.

Alstom ou l’histoire d’une faillite industrielle à la française

Par
 © Reuters © Reuters

Alstom est en passe de devenir le dossier industriel de l’élection présidentielle. Le gouvernement promet de tout faire pour sauver l’usine de Belfort mais les salariés n’y croient guère : le souvenir de Florange est encore à vif. La direction d’Alstom veut des commandes publiques sans contrepartie. Une vieille habitude pour ce « champion national » qui considère que l’État lui doit tout.

Alstom-Siemens: un nouveau bradage industriel est sur les rails

Par
 © Alstom © Alstom

C’est un « Airbus du rail » qui n’en a que le nom. Alstom va passer sous le contrôle de l’allemand Siemens. Cette opération se fait dans des termes beaucoup plus désavantageux pour la France que celle repoussée, il y a trois ans, sur les conseils d’un certain Emmanuel Macron. La grande liquidation industrielle se poursuit ce mercredi avec les chantiers de Saint-Nazaire.

Belfort, une ville sonnée derrière les «Alsthommes»

Par
Devant la maison du peuple, à Belfort, le 15 septembre. © D.I. Devant la maison du peuple, à Belfort, le 15 septembre. © D.I.

Face à la fermeture annoncée d’Alstom, salariés, syndicats et responsables politiques entendent répondre d’une seule voix. Reportage à Belfort.

Belfort est préservé, mais Alstom a-t-il un avenir?

Par

Plus de 700 millions d’euros de commandes publiques vont être engagés pour sauver Belfort. Si ce plan permet d’assurer le maintien du site historique d’Alstom, l’avenir du groupe reste incertain. Alstom peut-il se maintenir seul ? L’absence de stratégie industrielle claire et le gaspillage de 3,2 milliards d’euros en rachat d’actions posent question.

Alstom : la prime au démantèlement

Par
 © Reuters © Reuters

Pour avoir bien su négocier la vente de la branche énergie d’Alstom à GE, Patrick Kron se voit attribuer 150 000 actions, soit l’équivalent de 4,1 millions d’euros. Pourtant, l’accord trouvé avec le géant américain est tout sauf équilibré. Alstom, qui est menacé d’une amende de 700 millions de dollars par la justice américaine pour corruption, va même la payer, contrairement à ce qui était annoncé. Cette procédure judiciaire a été la face cachée du démantèlement programmé d’Alstom.

Alstom : Hollande joue sa crédibilité industrielle

En obtenant un répit pour qu’Alstom examine les offres de reprise par General Electric et par Siemens, l’exécutif est parvenu à éviter une vente précipitée au groupe américain. Mais en pleine discussion sur le pacte de responsabilité pour les entreprises, Hollande a constaté que les patrons ne lui faisaient toujours pas confiance. Il joue aujourd’hui sa crédibilité en matière industrielle.

Le pouvoir a un mois pour éviter de démanteler Alstom

Par

Aujourd'hui, Arnaud Romain lit l'article de Martine Orange, Le pouvoir a un mois pour éviter de démanteler Alstom, publié le 1er mai 2014.

Alstom : la démonstration Montebourg

Par

Selon le P.-D.G. d’Alstom, il n’y avait pas d’alternative à la cession pure et simple des activités d’énergie du groupe à GE. En quelques semaines, le ministre de l’économie a démontré le contraire. Même si elles sont complexes, ses solutions apportent de meilleures perspectives d’avenir pour le groupe industriel. L’État n’est pas toujours réduit à l’impuissance.

Du ministère à Alstom : un pantouflage, deux coïncidences

Par

Le directeur général à la recherche et à l'innovation du ministère de l'enseignement supérieur vient de rejoindre Alstom. Nommé en 2009 par Valérie Pécresse, il rejoint ainsi Jérôme Pécresse, vice-président du groupe. Et une semaine après son départ du ministère, un projet que coordonne Alstom obtient plus de 72 millions d'euros de fonds publics.

Tous les articles