Une action symbolique contre une violence symbolique. Des tailleurs de pierre se sont donné rendez-vous samedi 25 février sous le pont porte de la Chapelle à Paris, pour « bouger » la quarantaine de blocs de pierre que la mairie de Paris a installés le 10 février 2017, alors qu’il ventait et pleuvait, empêchant les migrants de se mettre à l’abri. Au cours des dernières semaines, beaucoup d’exilés avaient investi cet espace public, l’un des seuls susceptibles de les protéger des intempéries à proximité du centre de premier accueil de 400 places, aujourd’hui saturé. Ouvert en novembre 2016, ce lieu d’hébergement censé les accueillir est plein, si bien que les nouveaux arrivants n’ont d’autre choix que de dormir à la rue.