Ce jugement marquera sans doute un tournant dans les pratiques policières françaises. La chambre civile de la cour d’appel de Paris a condamné mercredi 24 juin l’État français pour « faute lourde » dans cinq cas de contrôle au faciès. Allant à l’encontre des réquisitions de la procureure, la cour a estimé que, faute d’arguments crédibles du ministère de l’intérieur justifiant ces contrôles d’identité, ces derniers présentaient bien « un caractère discriminatoire qui engage la responsabilité de l’État ». Celui-ci devra verser 1 500 euros de dommages et intérêts à cinq des requérants.