La justice est malade de ses procureurs, et c’est la faute des politiques

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Le zèle excessif des procureurs de Nice, de Marseille et de Paris à satisfaire le pouvoir politique plutôt qu’à servir la justice illustre la nécessité de couper définitivement le lien entre le parquet et l’exécutif.

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Chaque jour ou presque montre l'impossibilité dans laquelle sont les procureurs français de faire leur métier de façon correcte et en toute indépendance. On sait déjà que les magistrats dans leur ensemble sont trop peu nombreux, harassés de travail et croulant sous les nouveaux textes de loi et les circulaires. Mais la situation faite aux membres du parquet, et en particulier aux procureurs de la République, placés sous l'autorité du garde des Sceaux et nommés par l'exécutif (à la différence des juges du siège), est devenue intenable.