Thierry Breton, dernier recours bruxellois de la macronie

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Désigné candidat au poste de commissaire européen du marché intérieur, le PDG d’Atos, aussi président de la fondation de Bernard Arnault et ancien ministre des finances, est le parfait exemple de ce capitalisme français pratiquant sans gêne et sans remords l’endogamie, la connivence, le conflit d’intérêts.

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Depuis le début de sa très longue carrière, Thierry Breton a pris l’habitude d’être l’homme du dernier recours, celui à qui on fait appel quand la cause semble perdue. Sa nomination comme candidat au poste de commissaire européen au marché intérieur n’échappe pas à cet axiome. Alors que l’Élysée pataugeait pour trouver un successeur présentable après le rejet de Sylvie Goulard par le Parlement européen le 10 octobre, l’exécutif s’est finalement rabattu sur le nom de Thierry Breton, PDG du groupe informatique Atos depuis 2009.