Contrôle au faciès : l'Etat esquive le débat au tribunal

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Treize citoyens, convaincus d'avoir été victimes de contrôles de police au faciès, ont attaqué l’État pour « pratique discriminatoire ». Un an et demi après avoir été déboutés en première instance, leurs avocats ont de nouveau plaidé, mercredi 25 février, devant la cour d'appel de Paris. Compte-rendu d'audience.
 

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Treize Français se retrouvent une nouvelle fois devant la justice pour exiger réparation à la suite des contrôles au faciès dont ils se disent victimes. De Besançon, Lille, Paris, Lyon, ils ont pour point commun de faire l'objet de vérifications d'identité à répétition, une à deux fois par mois, parfois plus, et assurent que ces « contrôles de routine » se basent essentiellement sur des critères de race. Un jugement en leur faveur serait une première en France.