À Bobigny, les plus modestes tentent de tromper l’ennui des vacances

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À Bobigny, les plus modestes ont dû gérer une semaine d’école à la maison et deux semaines de vacances. Pour beaucoup, ces moments ont rimé avec ennui. Les centres de loisirs, les maisons de quartier sont fermés. Reste le parc. Reportage.

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À plusieurs reprises, les coups de téléphone de la réception de l’hôtel Campanile de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, où elle vit avec sa famille, ont interrompu les jeux enfantins trop bruyants. Les clients, « les gens riches », se plaignaient d’être importunés par les cris et les rires. Nadia, 46 ans, soupire à l’évocation de ces remontrances récurrentes. Mais que pouvait-elle y faire ? Sa vie, hors période de confinement, se résume à la sainte trinité hôtel-école-parc. Un hôtel pris en charge par les services sociaux depuis un an et demi. Ils ont été expulsés de l’appartement qu’ils occupaient et tout ce qu’ils possèdent est placé au garde-meubles.