Devant les députés, le récit d’un risque de pandémie perdu de vue

Par

Devant la commission d’enquête sur la gestion de la crise du Covid-19, quatre directeurs généraux de la santé sont revenus sur les décisions successives qui ont désarmé la France. L’administration a même oublié l’exigence de protection des soignants.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Pour faire face à la pandémie de coronavirus, la France était prête, mais pas au bon moment. « Entre 2005 et 2011, il y a eu un travail intense de préparation face au risque pandémique. Nous étions prêts. » Mais en 2020, « nous avons subi et improvisé. Comment est-ce possible ? » s’est interrogé Didier Houssin, directeur général de la santé entre 2005 et 2011. Il a été auditionné, le 24 juin, par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’impact, la gestion et les conséquences de l’épidémie du coronavirus Covid-19. Avant lui, trois autres directeurs généraux de la santé ont été entendus par les députés : William Dab, qui a exercé la fonction entre 2003 et 2005, Jean-Yves Grall (2011-2013) et Benoît Vallet (2013-2018).