RSA: à l'Assemblée, le numéro d'équilibriste de Martin Hirsch

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L'Assemblée nationale a enfin commencé, jeudi 25 septembre, l'examen du projet de loi sur le Revenu de solidarité active. Pour Martin Hirsch, le haut-commissaire aux solidarités actives, qui défendait là son premier texte, c'était une sorte de baptême du feu. Dans un long discours, il a tenté de déminer le terrain, à droite comme à gauche, et avancé en équilibriste.

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Martin Hirsch pénètre dans l'hémicycle, jeudi 25 septembre, pour son discours inaugural sur le RSA avec le sentiment que la partie s'engage sous de mauvais auspices. Sous ses yeux, des bancs quasi déserts (trente députés à peine), dénués de ténors politiques. Ni Hollande, ni Copé, ni Fabius, ni Lefebvre. Pas non plus de ministre à ses côtés. Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, s'est fait excuser, invité à l'enterrement d'un député. Quant à Eric Woerth, en charge du Budget, il a séché, accaparé par le bouclage du projet de loi de finances 2009. Martin Hirsch commande un café, puis se lance avec cette phrase: «Je hais l'espoir.» Les tribunes, emplies de militants de l'insertion et de compagnons d'Emmaüs, se figent.