Sous l'embrouille fiscale, l'austérité à perpétuité

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La « remise à plat » du système fiscal promise par Jean-Marc Ayrault a peu de chances d'être le signe d'une réorientation à gauche de la politique économique. À preuve, deux postes clefs de Bercy vont être offerts à des « technos » proches des milieux d'affaires. En outre, la politique d'austérité, qui devait être passagère, se prolongera jusqu'à la fin du quinquennat.

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Depuis quelques jours, c’est devenu le refrain de nombreux médias : Jean-Marc Ayrault compte bel et bien procéder, comme il le prétend, à une remise à plat du système fiscal français et éventuellement avancer vers une fusion de l’impôt sur le revenu et de la contribution sociale généralisée (CSG). Et les mêmes médias en décèlent une confirmation dans une possible remise au pas de Bercy, avec à la clef un probable et important jeu de chaises musicales au sommet de quelques directions stratégiques de cette grande maison, Denis Morin prenant les rênes de celle du budget, et François Villeroy de Galhau peut-être celle du Trésor.