Grosse déprime chez Texas Instruments à Sophia Antipolis

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A Texas Instruments, l'entreprise fanion de la technopole de Sophia Antipolis, les quelque 950 salariés attendent de connaître la liste des 341 d'entre eux qui seront licenciés début février. Une décision prise à Dallas au siège de la multinationale américaine. Témoignages de certains de ces cadres, surdiplômés, pour la plupart jeunes, et qui ont investi dans la région.

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Ce vendredi 23 janvier 2009, il pleut sur Sophia Antipolis, la technopole qui fait la fierté de la région niçoise. En bas, la baie des Anges et la Méditerranée sont noyées dans le brouillard. A Texas Instruments (TI, prononcez Ti Aïe), l’entreprise fanion de la zone, l’ambiance est morose. Après avoir pris leur repas au restaurant d’entreprise dont les baies vitrées donnent sur cette vue paradisiaque, les quelque 950 salariés, presque tous cadres, traînent plus qu’à l’ordinaire autour de la machine à café et dans les couloirs avant de rejoindre l’open space. D’ici début février, 341 d’entre eux seront licenciés pour raison économique (1800 licenciements supplémentaires au niveau mondial ont été annoncés depuis, lire la boîte noire en bas de l'article).