Prud’hommes : pourquoi le pouvoir réunit la CGT et le Medef contre lui

Dans le grand fourre-tout de la loi Macron, qui a commencé à être examinée lundi à l’Assemblée, on trouve une réforme qui concerne tous les salariés : la réforme des prud’hommes. Présenté comme devant rendre le système actuel plus rapide, ce texte élude pourtant la seule question qui vaille, celle des moyens.

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D’un côté, le débat au parlement ; de l’autre, la grève. Ce lundi a commencé l’examen dans l’hémicycle du projet de loi Macron, qui a déjà été examiné par une commission spéciale de députés (lire notre article). Et parmi cet inventaire à la Prévert des points censés desserrer les « freins » à la croissance de l’économie française, outre une plus grande ouverture du travail le dimanche, l’instauration d’un secret des affaires ou la libéralisation des autocars, figure en bonne place une refonte du fonctionnement des conseils des prud’hommes. Il est peu de dire que la réforme présentée à l’assemblée (corsetée dans l’article 83 du texte, mais dont le contenu ressemble à s’y méprendre à un texte de loi à part entière) passe mal auprès des quelque 15 000 conseillers prud’homaux, ces représentants des salariés et des employeurs, choisis par leurs pairs pour juger les conflits liés au travail. Ces derniers, tout comme l’ensemble des organisations syndicales et patronales, critiquent vivement les changements prévus.

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