L’Etat condamné pour avoir refoulé des mineurs étrangers

Par Michel Henry

Pour la quatrième fois en moins d'un an, l’État a été condamné vendredi dans les Alpes-Maritimes pour sa politique migratoire. Cette fois, la situation concernait 19 mineurs, réacheminés vers l’Italie au mépris de la loi. Pour la préfecture, le revers est sérieux et massif. Mais modifiera-t-elle pour autant sa politique ?

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Le préfet des Alpes-Maritimes était venu en personne mercredi se défendre au tribunal administratif de Nice, expliquant qu'il agissait en « bon père de famille ». Mais Georges-François Leclerc n'a pas convaincu le juge des référés qui a suspendu, le 23 février, le « réacheminement » de 19 mineurs vers l’Italie. C'est la quatrième fois en moins d'un an que l’État est pris en flagrant délit d'illégalité dans ce département, et ce revers est le plus massif et le plus sérieux.