Au café de Cahors, la politique du zinc (fin)

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En guise d'épilogue de cette chronique quotidienne au café de Cahors, Ramon philosophe: «Y'en a qui ont gagné, y'en a qui ont perdu, on va pas se fâcher pour ça!».  (Dans cet article sont regroupées toutes les quinze chroniques de cette série, signée Magali Bourrel).

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Une série audio de Magali Bourrel
En France, une campagne présidentielle se joue aussi au comptoir. C'est ici que l'on commente les infos lues dans la presse locale, que l'on s'engueule sur une déclaration d'un candidat, que l'on rit de la dernière sortie d'un autre.
Au Café de Paris, à Cahors, commune du Lot de 20 000 habitants, c'est comme dans toute la France : il y a les gens de gauche, de droite, et ceux que tout cela énerve ou désespère. Nous les avons suivis, tous les jours, de la veille du premier tour au lendemain du second tour. Autour de Philippe, le patron, deux habitués surtout débattent : Ramon (60 ans, carreleur, retraité, « de gauche depuis son enfance », qui a voté Mélenchon au premier tour) et Adrien (peintre, retraité, la cinquantaine, « beau gosse », qui a voté Le Pen). Voici ci-dessous l'intégrale de ce feuilleton.