Les «radicalisés», pas plus fous que la moyenne

Par

Mardi 22 août, le ministre de l'intérieur, Gérard Collomb, a annoncé qu'environ un tiers des individus recensés dans le fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation (FSPRT) présentent des troubles psychologiques. Une statistique qui a pour le moins dérouté les psychiatres et les spécialistes de la mouvance djihadiste.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Il avait appelé à la mi-août à une plus grande mobilisation des psychiatres après qu’un homme a foncé sur une pizzéria avec sa voiture en Seine-et-Marne. Gérard Collomb a réitéré cette volonté mardi 22 août, au micro de BFM TV, au lendemain du drame de Marseille, où un homme aux antécédents psychiatriques a percuté deux abribus au volant d’une camionnette tuant une femme et en blessant une autre. Surtout, il a affirmé que « dans le fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation [FSPRT], nous considérons qu'à peu près un tiers [des personnes] présentent des troubles psychologiques ».