Samia Ghali, la socialiste décomplexée qui veut prendre Marseille

Par

Manif contre les Roms, appel à l'armée dans les quartiers, la sénatrice marseillaise, en course pour la primaire socialiste, se fait remarquer pour ses dérapages contrôlés. Mise en cause pour sa gestion locale, critiquée pour son populisme, elle n'en démord pas.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Samia Ghali, sénatrice socialiste et maire des 15e et 16e arrondissements, a surgi dans le paysage politique national fin août 2012 avec son appel à faire intervenir l'armée dans les quartiers nord de Marseille. « C'était un cri d’alarme, que seuls ceux qui ont voulu la ridiculiser ont pris au premier degré », affirme aujourd'hui son directeur de cabinet, Ludovic Girard, 35 ans. « On arrivait à bout, on voyait les quartiers s’armer, le FN montait, les effectifs de police baissaient et tout le monde s’en foutait. Deux semaines après, on a eu le comité interministériel. »