Référendum ADP: pourquoi la mobilisation n’a pas (encore) décollé

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Le processus référendaire contre la privatisation d’Aéroports de Paris peine, pour l’instant, à mobiliser largement les citoyens français. Les raisons qui peuvent expliquer cet insuccès révèlent, en creux, la profonde crise démocratique que traverse le pays.

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Le temps d’une grossesse pour faire naître une innovation démocratique. L’idée était belle ; sa réalisation l’est moins. À cinq petits mois de la date fatidique (fixée au 12 mars 2020), les défenseurs du référendum d’initiative partagée (RIP) sont aujourd’hui bien en peine. Il leur manque la bagatelle de 3,8 millions de signatures pour espérer soumettre au vote la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP) décidée, contre toute rationalité économique et sociale, par Emmanuel Macron.