Un décret sur mesure pour Aquilino Morelle à l'Igas

Aquilino Morelle pourrait échapper à toute sanction au sein de l'Inspection générale des affaires sociales, dont il a pourtant violé les règles en travaillant pour l'industrie pharmaceutique. Un décret pour contourner les procédures de sanction est rédigé. Les syndicats s'en offusquent.

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Pour Aquilino Morelle, c’est inespéré. L’ancien conseiller politique et en communication de François Hollande, démis de ses fonctions le 18 avril dernier, pourrait échapper à toute sanction de son corps d’origine, l’Inspection générale des affaires sociales(Igas), bien qu’il en ait violé les règles de base en travaillant pour un laboratoire danois en même temps qu’il appartenait à ce corps censé veiller sur l’industrie pharmaceutique (voir notre enquête ayant conduit à sa démission). La procédure prévoit en effet qu’une sanction de ce type doit être prise par l’autorité qui l’a officiellement nommé à ce poste, à savoir le président de la République. Or, certains ne souhaitent visiblement pas que François Hollande « condamne » une seconde fois celui qui a connu pendant deux ans une bonne partie des secrets du Palais.

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