Administrateur au Sénat et espion pour Pyongyang? Les révélations de l'enquête

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Mediapart révèle les charges qui pèsent sur Benoît Quennedey, le haut fonctionnaire mis en examen pour « trahison » et « intelligence avec une puissance étrangère ». S'il a été en contact régulier avec les services de renseignement nord-coréens, sa défense conteste la version des faits présentée par le contre-espionnage français.

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Le samedi était à la pluie de pavés et à la moisson de barricades sur les Champs-Élysées. À Dijon, des gilets jaunes ont occupé des voies ferrées. Quand sa mère dépose Benoît Quennedey devant la gare de la capitale bourguignonne, ce dimanche 25 novembre 2018, les trains circulent de nouveau sans entrave. L’énarque de 42 ans s’apprête à rentrer à Paris après deux jours passés auprès de ses parents, loin de l’agitation insurrectionnelle. Une fois dans la gare, des inconnus l’interceptent. Ils sont de la DGSI. Les policiers lui signifient son placement en garde à vue. Il est suspecté de « recueil et de livraison d’informations à une puissance étrangère susceptibles de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ».