Bachir Saleh, l’ancien protégé de la France, devient une cible

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Grièvement blessé lors d’un attentat, vendredi 23 février à Johannesburg, l’ancien directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi avait fait valoir son droit au silence, en 2017, en réponse aux juges français. Mais selon des proches, il envisageait depuis peu de transmettre des informations à la justice.

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Les tueurs qui ont visé l’ancien directeur de cabinet de Kadhafi, à Johannesburg, vendredi 23 février au soir, n’ont pas été identifiés, mais du côté des acteurs de l’affaire des financements libyens, l’alerte est d’ores et déjà donnée. L’ancien dignitaire rentrait chez lui en voiture lorsqu’il a essuyé des tirs venant « de deux endroits différents », selon un proche. Son chauffeur, qui était armé, aurait riposté, éloignant ainsi les tireurs. « C’était boum, boum, en arrivant chez lui, ce qui exclut l’attaque crapuleuse », juge ce proche joint par Mediapart. Bachir Saleh est sauf, bien que grièvement blessé par balles au thorax et à l’abdomen.