Le conseiller spécial de Macron tiraillé entre ses deux casquettes

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Peut-on exercer d’importantes fonctions à l’Élysée tout en assurant la présidence d’une agence de Paris « en lien étroit » avec de grandes entreprises ? C’est la question à laquelle doit répondre la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) qui vérifie si la situation de Philippe Grangeon, conseiller spécial d’Emmanuel Macron, peut présenter un risque de conflit d’intérêts.

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« Je me vois comme un militant ou comme un retraité qui donne de son temps pour essayer d’aider. » Ainsi aime à se présenter Philippe Grangeon, l’un des plus proches – si ce n’est le plus proche – conseillers d’Emmanuel Macron, qui a officiellement rejoint l’Élysée, le 4 février. Membre fondateur d’En Marche!, ce spécialiste en stratégie et communication traverse depuis trente ans la vie publique, tantôt employé par des ministres socialistes (Paul Quilès et Dominique Strauss-Kahn), tantôt par un syndicat (en l’occurrence la CFDT, où il a longtemps conseillé Nicole Notat), tantôt par de grandes entreprises (il était directeur de la communication du groupe de services informatiques Capgemini jusqu’à sa prise de retraite, fin novembre 2017).