Croquis. «Sale campagne»: le grand contresens

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À quatre semaines du premier tour, on entend dire partout que la présidentielle serait gangrenée par les affaires. « Une sale campagne », titrait même dimanche le JDD. Un peu comme si la présence d’une balayeuse prouvait qu’une ville est mal tenue…

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C’est l’idée obligée du moment, celle à laquelle tout bon esprit devrait se conformer. Le cœur au bord des lèvres et en se bouchant le nez, il faudrait dire que la campagne 2017 est irrespirable. Que les affaires la polluent et empêchent de parler des « vrais sujets ».