Violences conjugales: les femmes de gendarmes et de policiers ont le plus grand mal à faire valoir leurs droits

Par Sophie Boutboul

Les femmes de policiers ou de gendarmes violentées par leur conjoint osent peu signaler ce qu’elles subissent. À la crainte de ne pas être crues, s’ajoutent bien souvent les menaces du mari d’étouffer la procédure avec l’aide de collègues. Si plainte il y a, certaines se retrouvent avec des procès-verbaux omettant des faits, et face à des professionnels réticents à mettre en cause leurs collègues.

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Mi-septembre 2017, Marion V. est convoquée, avec son ex-conjoint policier, pour un rappel à la loi pour violences réciproques, devant un des délégués du procureur de Paris. Le parcours qu'elle décrit est pourtant celui d'une femme victime de violences conjugales.