Airbus: l'imperator Enders crée le malaise

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En cinq ans de présidence, Tom Enders a profondément remanié le groupe aéronautique et concentré tous les pouvoirs, affaiblissant son numéro deux, Fabrice Brégier. Les cadres français dénoncent la baisse des budgets de recherche et l'emprise croissante des Allemands.

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Les semaines ont passé mais cela ne passe toujours pas. Jamais les salariés d’Airbus (l'ex-EADS) n’auraient imaginé que le groupe se comporterait avec une telle brutalité. Du jour au lendemain, tout le monde est devenu suspect. Ils ont vu débouler dans les bureaux une horde d’enquêteurs chargés de récolter tout ce qui était possible pour alimenter les enquêtes internes sur la corruption (voir notre enquête). Les cadres commerciaux ont vu leur ordinateur et leur téléphone siphonnés, tous leurs documents saisis. « Des méthodes indignes », s’émeut un cadre. « Une pratique normale menée par la direction juridique soutenue par des cabinets juridiques internationaux », assure la direction.