Voiture de police incendiée: le politique finit par s'inviter au procès

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Certains annonçaient « un procès politique » ou « politisé », mais l'analyse méticuleuse des faits a longtemps pris le dessus lors du procès du quai de Valmy. Jusqu'au réquisitoire du procureur, qui a mis en furie les avocats des prévenus.

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« Procès politique » ? L’expression avait été utilisée avant le début du procès de la voiture de police brûlée, qui s’est achevé mercredi. Mais de politique, il avait été peu question à l’audience avant le réquisitoire du procureur de la République, les avocats s’attachant surtout aux faits, dans l’espoir de disculper leurs clients. Il n’empêche : si ce procès a suscité tant d’intérêt, ce n’est pas seulement en raison des images spectaculaires de ce véhicule en feu et de cet agent parant les coups d’un manifestant. Le contexte politique, les interventions de l’exécutif, les violences policières, la pression des syndicats et l’attitude du parquet général pendant l’enquête ont constitué la toile de fond de ce procès hors norme. Ils participeront nécessairement de la lecture qui sera faite du jugement, attendu le 11 octobre.