Routes et autoroutes à l’heure du capitalisme rapace

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Selon le Sénat, les actionnaires des autoroutes privatisées pourraient se partager près de 70 milliards de dividendes sur la durée des concessions, de 2006 à 2035. Au même moment, le gouvernement lance la privatisation des routes nationales.

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Au cours des trois dernières décennies, le capitalisme français a indéniablement changé plusieurs fois de visage. On a d’abord connu dans le courant des années 1980 l’agonie du capitalisme rhénan, ainsi dénommé parce qu’il a pris son envol au lendemain de la conversion du SPD allemand à un système d’économie de marché, mais adossé à de fortes protections sociales, à l’occasion de son célèbre congrès de Bad Godesberg, petite localité au bord… du Rhin ! Puis, au lendemain de l’effondrement du Mur, on a connu l’envol en Europe continentale et tout particulièrement en France du capitalisme financiarisé à la mode anglo-saxonne, faisant la part belle aux actionnaires et organisant une très vaste dérégulation sociale.