Au FN, l’hémorragie de cadres continue

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Le parti des Le Pen se réduit comme peau de chagrin. Après le départ fracassant de deux figures historiques, Carl Lang et Jean-Claude Martinez, en novembre, cinq élus ont claqué, mardi 27 janvier, la porte du groupe FN au conseil régional d'Ile-de-France, dont le proche de Bruno Gollnisch, Martial Bild. Ils protestent contre une direction qui «a abandonné tout esprit de rassemblement» et dénoncent «une machine à exclure les gens».

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«Front familial», c’est ainsi que l’ancien secrétaire général du front, Carl Lang, a rebaptisé le Front national. Il faut dire que les Le Pen ont de plus en plus de difficultés à stopper l’hémorragie de cadres qui touche leur parti depuis quelques années.
Après le départ de Bernard Antony et Jacques Bompard en 2004, Marie-France Stirbois, Jean-François Touzé, Christian Baeckeroot un peu plus tard, celui de l'imprimeur Fernand Le Rachinel en octobre, après la suspension fracassante de Carl Lang et Jean-Claude Martinez, tête pensante du parti, en novembre (lire notre article du 19 décembre), c’est au tour de cinq cadres historiques de claquer la porte du groupe FN au conseil régional d’Ile-de-France présidé par Marine Le Pen.
Dans un communiqué, Martine Lehideux (membre du FN depuis sa fondation en 1972 et députée européenne de 1984 à 1994), Martial Bild (ancien président de la fédération FN de Paris et proche de Bruno Gollnisch), Michel de Rostolan, Myriam Baeckeroot et Michel Bayvet protestent contre l'attitude de «la direction actuelle» du FN qui, selon eux, «a abandonné tout esprit de rassemblement et ne fait plus campagne sur les options fondamentales du mouvement».