La Strausskahnie tire un trait sur DSK

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«Ce n'est plus un fait politique, mais un fait divers.» Le jugement est sans appel: ses anciens partisans et conseillers assistent stupéfaits à l'effondrement de Dominique Strauss-Kahn. Il ne reste rien du dispositif qui devait propulser l'ex-directeur du FMI vers l'Elysée et du strausskahnisme comme courant politique.

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Samedi 22 octobre, à la halle Freyssinet dans le XIIIe arrondissement de Paris, François Hollande s'avance à la convention d'investiture pour recevoir l'onction militante et devenir le candidat du PS à la présidentielle. Dans la foule, l'eurodéputé fabiusien Henri Weber n'en revient encore pas. «Quel destin! Et dire qu'il y a encore six mois, Strauss-Kahn était incontournable...» Puis, à l'évocation des derniers développements de l'affaire du Carlton de Lille (lire notre article ici), qui a surgi juste une semaine avant dans l'actualité, il soupire: «On a incontestablement sous-estimé son addiction...»