Pour une Assemblée plurielle contre le fait présidentiel

Par son charivari de la vieille politique, la présidentielle a dit la soif de renouveau démocratique. Mais si les législatives donnaient une majorité absolue au pouvoir, ce serait un retour en arrière, aux pratiques hégémoniques et au parlementarisme asservi. C’est pourquoi il faut une Assemblée plurielle, ouverte à la diversité d’une opposition démocratique, sociale et écologique.

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Emmanuel Macron est un président de la République minoritaire, ayant bénéficié pour l’emporter au second tour d’un vote de raison ou de principe face à l’extrême droite. Par l’effet de levier d’un mode de scrutin législatif injuste et archaïque, qui amplifie la confiscation du pluralisme politique par le pouvoir présidentiel, il entend devenir non seulement majoritaire, mais hégémonique, à l’issue des élections législatives des 11 et 18 juin prochains. S’il atteignait son but, pour lequel fait campagne active son premier ministre venu de la droite juppéiste, ce serait une mauvaise nouvelle pour la démocratie française et tous les citoyen-ne-s qui espèrent sa revitalisation, y compris pour celles et ceux d’entre eux qui veulent donner sa chance au nouveau pouvoir.

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